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la prudence n'a pas sa place en ce monde [LIBRE]


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MessageSujet: la prudence n'a pas sa place en ce monde [LIBRE]   Ven 11 Juil - 12:37


Un crocodile avait élu domicile dans sa baignoire. En entrant dans sa maison ce matin, jamais Janvier n'aurait pu l' imaginer. Un crocodile, pas un lézard, pas une grenouille. La jeune femme n'avait pas hurlée. En fait, ouvrir la bouche ne lui était même pas venu à l'esprit. Pour dire quoi de toute façon, ce n'est pas comme si la bestiole comprenait leurs langage. Doucement, elle avait refermée la porte sur l'inconnu. Comme si elle n'avait rien vue, comme si la situation était tous à fait normale. Arrivée dans l'escalier, elle le dévala pourtant à toute vitesse, entrant comme une furie dans la cuisine, cherchant une arme, un objet pour le déloger. Un couteau de cuisine ? Mauvaise idée, ces bestioles avaient la peau dure. Un rouleau à pâtisserie ? L'idée de se faire happer le bras ne l'enchantait guère, mais les grands mots valaient les grands moyens.

Elle avait tellement eu de mal à trouver cette serrure, afin de sécuriser son habitat, qu'elle n'était absolument pas prête à le laisser à un vulgaire batracien. Cette stupide bestiole, Janvier allait la faire sortir de sa salle de bain, et au triple galop. En farfouillant bien, elle trouva donc de quoi se protéger. La rouquine avait finie par opter pour un balais, d'on elle avait dévissé la tête, en guise de lance. Un désodorisant pour toilettes ferait office de gaz lacrymogène, et le couvercle de sa poubelle, un bouclier. Elle était parée.

L'absurdité de la situation la frappa au moment ou elle allait ouvrir la porte. Ce monde, et les situations qui en découlaient finissaient vraiment par la rendre dingue. Qu'à cela ne tienne, ce n'était pas comme si elle était naturellement saine d'esprit. La prudence n'avait pas sa place dans ce monde, et il était hors de question qu'elle en lui en donne une. Pour le moment, il était l'heure de changer de sac à main. Poussant un hurlement de guerre, elle ouvrit en grand la porte, se précipitant à l' intérieur.

En fait, tous ce déroula beaucoup trop vite. Au moment ou elle allait ouvrir la porte, poussant un cri de midinette apeurée - la malédiction de la princesse souvenez vous - une antilope la jeta à terre. La piétinant de ses sabots, se prenant les cornes dans ses cheveux et poussant les murs, cherchant à s'enfuir par l'escalier. Janvier tenta instinctivement de se protéger le visage, mais l'équidé n'était pas seul. Buffles, flamants roses, lions et primates. Toute une partie de la savane avait décidée de mettre le bazar chez elle. Alors la jeune femme hurla, même si elle ne s'en rendit pas vraiment compte. Elle hurla, à vous en défoncer les tympans...

Les animaux se battaient dans sa salle de bain, cherchant à s'enfuir. Le buffle ne passait pas par la porte, il s'attaquait donc aux murs. Ce n'était qu'une question de temps avant qui lui et ses petits copains ne viennent à en sortir. Certains déjà, avaient réussi à passer entre ses pattes. Ils sortaient, se cassant la figure dans les couloirs et les escaliers. Janvier, titubant les suivit tant bien que mal. Le visage ravagé par les larmes. Sa maison, qu'elle avait eu tant de mal à sécuriser était maintenant en ruine.

Des lémuriens mangeaient ses céréales, des perroquets détruisaient son canapé, c'était une véritable boucherie. Se posant sur une chaise, la jeune femme laissa libre cours à son chagrin, pendant qu'un singe cherchait des poux dans ses longs cheveux roux... Elle n'était pas du genre à pleurer, mais quand même, tant d’efforts, tant de travail réduit à néant. C'était un craquage nerveux, elle en avait marre. C'était trop injuste


Dernière édition par Janvier le Jeu 24 Juil - 16:35, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: la prudence n'a pas sa place en ce monde [LIBRE]   Mar 22 Juil - 13:12

Saccage s'était toujours demandé s'il devait ou non s'approprier un de ces nombreux logements inoccupés qui parsemaient la ville. Ce ne serait pas une mauvaise idée, il avait besoin d'une base, d'un endroit pour dormir, si possible doté d'un bon lit. Saccage avait beaucoup de mal à dormir ailleurs que dans un lit, c'était plus fort que lui, il ressentait le besoin de s'allonger sur un vrai matelas, sinon, il ne se sentait pas suffisamment à l'aise. Le jeune homme en avait cependant assez de dormir sur des supports trop inconfortables, en particulier des cartons abandonnés, mais aussi des choses plus improbables comme une espèce de gelée géante au goût de fraise qui s'était dressée sur son chemin, et dont il avait eu peur qu'elle l'avalât. Cette fois, il voulait un véritable lit, et c'était pourquoi il avait choisi de se balader à travers ces nombreux logements. Il voulait simplement trouver le lieu où il passait la nuit. Il ne comptait pas s'établir, après tout, jamais il ne resterait dans ce monde de son plein gré. Il en sortirait. Par conséquent, inutile de s'installer, ce n'était que des efforts inutiles.
Il fut alors alerté par des bruits d'animaux, qu'il entendait non loin. Curieux d'entendre de tels hurlements, surtout qu'il y avait un certain nombre de cris qu'il n'avait entendu que dans des documents animaliers, et encore, plutôt ceux qui portaient sur la savane. Il entendait des cris d'antilopes, ou un perroquet qui disait on ne savait pas vraiment. Saccage fut intrigué. Ce n'était peut-être guère prudent, mais il sentait que quelque chose de profond et d'intense se déroulait. Quelque chose qui pouvait le plaire. Alors il se guida en écoutant attentivement les sons.

Il finit par arriver devant une maison qui était ravagée par les divers animaux qu'il avait entendus. Saccage se figea, bouche bée, les yeux brillants. C'était tellement... beau. Les animaux étaient de parfaits saccageurs. Pas autant que lui, bien sûr, car il était le meilleur dans son domaine, incontestablement. Mais ils avaient un talent inné, dont les autres humains ne disposaient pas. Ils y allaient avec la poésie de la sauvagerie. Sans préméditation. Juste parce qu'ils aimaient cela. Comme Saccage les admirait ! C'étaient de très beaux animaux, il était fier de partager leur œuvre, et mourrait d'envie de les rejoindre.
« Que c'est beau... » : murmura-t-il.
Ou du moins tenta-t-il de murmurer, car sa voix avait changé. Elle était devenue fluette et changeante... une voix de princesse. Saccage grinça des dents en entendant sa façon de parler. Il détestait vraiment cette malédiction qui faisait de lui une demoiselle en détresse, prête à chanter tout ce qui pouvait lui passer par la tête. Il aurait bien voulu savoir comment s'y soustraire, mais il n'en était pas capable. Et puis, s'il passait de la virilité la plus extrême au syndrôme de princessoité aiguë, cela n'avait qu'une seule signification.
« Janvier ! Où es-tu, ma princesse ? » : chanta-t-il en la cherchant du regard.
 

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